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topless

  • Les intégristes ont encore frappé

    venus_de_milo.jpgDeux petits nichons, tellement blancs, tellement mignons. La police s’en est emparée, pour les parer d’un sous-tif… avant qu’ils ne fondent… car ils étaient en neige. Les intégristes nous les gonflent, si je puis me permettre.

    De toute l’histoire du monde, c’est la plus blanche des paires de roberts. Blanc immaculé ! Un cadeau du ciel. Mais que les plus gaillards de nos lecteurs gardent leur sang froid : ces attributs mammaires étaient aussi blancs qu’ils étaient durs, et pour cause : c’étaient ceux d’un bonhomme, euh pardon d’une bonnefemme, de neige.

    La société ayant été ébranlée dans ses fondements par cette affaire, mon sens de la justice, et de l’ordre aussi, me conduit à ne rien vous cacher. Amies et amis du blog, vous avez droit à la vérité toute nue. Je ne vous cacherai rien, surtout s’il s’agit des jolis seins d’une jolie femme. Devant le défi qu'est l’avenir du monde, la justice est une besogneuse qui croule sous la tâche, palliant à mille urgences et puissant dans ses réserves pour tenter de dessiner un dessein. Alors, soyons réalistes, c’est moins la justice que la beauté qui sauvera la monde. Cicéron, sois sympa, et laisse Dostoïevski s’installer sur la première marche du podium.

    La tragédie du troisième millénaire s’est donc jouée dans le New Jersey, dans ce nord-est des Etats-Unis où la météo a choisi de faire un magnifique bras d’honneur aux déprimés de Copenhague, avec un froid de canard et des chutes de neige d’anthologie.

    Ayant choisi de défier le monde, une femme s’avance : Elisa Gonzalez, 44 ans, formant une association de malfaiteurs bienfaisants avec ses deux enfants de 21 et 12 ans. Et notre équipe se met à l’œuvre, sous un prétexte assez lamentable : « La neige était de très bonne qualité, nous avions travaillé toute la journée », expliquera Elisa à l’AFP. Travailler pour faire quoi ? Une allégorie de la justice triomphant des maux du capitalisme ou une statue de Georges Frêche sortant de son bain ? Loin de ces représentations de l’avenir, notre triste trio a préféré réaliser une réplique de la « Vénus de Milo ». Laquelle Vénus est topless, chacun le sait.

    Heureusement, des voisins veillaient au bon ordre, et l’un d’eux, resté anonyme pour d’évidentes questions de sécurité, a porté plainte auprès de la police, pour cette indécence publique et manifeste, commise en bande organisée.  C’est grosso merdo la transposition de l’article 434-1 du notre Code pénal : « Le fait, pour quiconque ayant connaissance d'un crime dont il est encore possible de prévenir ou de limiter les effets, ou dont les auteurs sont susceptibles de commettre de nouveaux crimes qui pourraient être empêchés, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende ».

     

    Elisa fait mine de s’étonner : « Nous avons eu la visite d'un policier qui nous a dit qu'un voisin s'était plaint, et que nous devions la détruire ou la couvrir ».

     

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    Un bon de coup de burqa, et c’était réglé. Mais ces copulateurs impénitents ont choisi le rapport de force en installant sur cette Vénus du New Jersey un sous-tif et un paréo. L’infraction était masquée mais encore plus provocante, la police était dans l’impasse, et le dénonciateur anonyme proche de l’apoplexie. Il a fallu Dieu pour relever ce défi : un coup de soleil, et la Vénus a fondu.

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    Un mouvement social qui risque de s'étendre : Que fera la police ?
  • Comment vivre à poil sans finir en cabane ?

    18ib2.pngLes seins nus sur la plage sont-ils susceptibles d’attenter à la pudeur ? La police pensait que oui, et avait dressé procès-verbal, car les contrevenantes, deux jeunes femmes de 26 et 28 ans,  refusaient d’obtempérer à l’ordre de rhabillage qui leur avait été intimé, et de payer l’amende de 40 euros requise par la loi. La rigueur du droit aurait voulu que les pandores saisissent l’objet du délit, mais la police, hélas, n’est plus ce qu’elle était. La question d’une garde-à-vue se posait d’ailleurs, car l’une des délinquantes, Dorota Krzysztofek, était une adorable mannequin déjà apparue dénudée dans des magazines polonais consacré à la philosophie des droits de l’homme. Convocation en novembre devant le tribunal municipal pour ces deux belles rebelles, qui se sont faites habiller pour l’hiver : un blâme et trente euros d’amende, le tribunal estimant que bronzer seins nus était « susceptible d'attenter à la pudeur » et ne pouvait avoir lieu que « dans des endroits à part ou destinés à cet effet pour ne pas offenser d'autres personnes ». Personnellement, un peu d’offense ne m’aurait pas gêné outre mesure, mais bon.

     

    Dorota et sa copine ne s’en laissèrent pas compter, et formèrent un recours, car cette dangereuse jurisprudence devait être combattue, c’est une évidence.  Cause entendue par le tribunal régional qui a acquitté hier les deux jeunes femmes, constatant que l'exhibition par les deux femmes de leurs seins nus n'avait provoqué « ni scandale, ni indignation ». Le tribunal n'a pas statué sur la chose, qui était, mais sur les conséquences, qui n’étaient pas. L’histoire nous vient du Nord-Ouest de la Pologne, à Szczecin.naturisme611.jpg

     

    Mais sommes-nous en France aussi loin de ces analyses ? Que dit la loi française sur cette importante question ?

     

    Pendant longtemps, la référence a été l'article 330 du Code Pénal, immortalisé par Courteline, sanctionnant « toute personne qui aura commis un outrage public à la pudeur », avec une peine d’emprisonnement de trois mois à deux ans, et une amende. Dans la jurisprudence, cet arrêt de la Cour de cassation de 1965 que n’aurait pas désavoué le tribunal municipal de Szczecin : « Le fait, pour une jeune femme, de se livrer en public au jeu de ping-pong, vêtue d'une simple cache-sexe, les seins entièrement nus, s'analyse en une exhibition provocante de nature à offenser la pudeur publique et à blesser le sentiment moral de ceux qui ont pu en être les témoins ».

     

    Depuis le 1er mars 1994, l'article 330 a laissé la place à l'article 222-32 qui réprime « l'exhibition sexuelle imposée à la vue d'autrui dans un lieu accessible aux regards du public », avec une peine d’un an d'emprisonnement et 15000 € d'amende.

     

    Rien d’évident. Aussi, si vous entendez vivre à poil sans finir en cabane, je vous conseille de bien suivre le mode d’emploi, à savoir la circulaire d’application : « L'incrimination a été formulée de manière à écarter toute possibilité de poursuites à l'encontre de personnes se livrant au naturisme dans des lieux spécialement aménagés à cet effet. Le texte précise en effet que pour être répréhensible, l'exhibition sexuelle doit avoir été imposée à la vue d'autrui. Cette précision ne signifie toutefois pas que l'infraction ne saurait être constituée que lorsqu'un tiers a effectivement été témoin de l'exhibition. Il suffit en effet que cette exhibition soit réalisée en un lieu accessible aux regards du public et dans lequel une personne non-consentante est susceptible de l'apercevoir (ce qui n'est pas le cas dans un lieu où se trouvent des naturistes). Au demeurant, l'infraction ne peut en pratique être poursuivie que si elle a été constatée par un agent verbalisateur, à la vue duquel l'exhibition a donc été imposée. » 

     

    Finalement, c’est une affaire de consentement : tout est proposé, rien n’est imposé.

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