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transexualité

  • Toscane : Un prison réservée aux transgenres

    arcigay.jpgNouvelle adresse tendance au cœur de la Toscane, à Empoli : un centre de détention réservé à des détenus transgenres, que Maria Pia Giuffrida, la responsable régionale de l'administration pénitentiaire, a fait visiter ces jours-ci à ses futurs pensionnaires.

    La prison sera opérationnelle fin mars, et pourra accueillir une trentaine de détenus trans, actuellement regroupés à la prison de Sollicciano, dans la banlieue de Florence. Mme Giuffrida, très fière de faire découvrir ce bâtiment, entouré d'un hectare d'oliviers et doté d'une serre, d'un terrain de sport et d'une bibliothèque, a déclaré que les détenus lui avaient paru « très satisfaits ».

    Aurelio Mancuso, de l'organisation Arcigay, souligne la qualité de la coopération entre l’administration pénitentiaire et les associations. Le Mouvement national identité transgender (Mit) a été partie prenante du projet, et son président, Regina Satariano, en résume l’importance : « Les femmes en prison ne veulent pas des trans, et, pour éviter des problèmes, ils ne sont pas non plus hébergés avec les hommes. On crée des espaces pour eux mais c'est pratiquement de l'isolement. »

    Ces avancées sont significatives des progrès dans la prise en compte des transgenres en Italie. Pour Vladimir Luxuria, le plus célèbre transsexuel d’Italie, comédien icône du mouvement gay, qui fut entre 2006 et 2008 député de Rome (Parti Refondation Communiste), cette prison respectant l’identité des trans est « une question de dignité ».

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  • La transsexualité et la loi

    fille-garcon[5].jpgTu nais garçon, tu es garçon. Tu nais fille, tu es fille. Bon très bien, mais ça ne marche pas à tous les coups. Et la loi française continue de pénaliser celui qui souffre s’être une fille alors qu’il est un  garçon, ou d’être un garçon alors qu’il est une fille. La loi ? Non, elle n’a pas osé se prononcer, laissant le job aux tribunaux, qui statuent dans un joyeux désordre. 

    Un coup d’œil sur le Mexique qui fait la course en tête.

    En mai 2008 à Mexico, la grande affaire avait été la célébration du premier couple transsexuel. Heureuse union de Diana et Mario, par un juge - c’est la règle au Mexique -  Gustavo Luego expliquant qu'il ne violait aucune loi puisqu'il mariait un homme et une femme. Mais il s'était adressé à eux en les nommant par leur première identité, Maria di Socorro pour Mario et José Mauricio pour Diana. Genre : je respecte le droit, c’est à la loi d’évoluer. Et en octobre 2008, une loi de la ville de Mexico a permis aux personnes transgenres d'obtenir de nouveaux papiers d'identité conformes à leur nouvelle identité.

    Nouvelle étape, avec la décision la Cour de Justice de la Nation de ce 26 janvier, qui a fait droit à un transsexuel demandant que soit éliminée10894_350_w.gif de ses papiers sa première identité. La Cour lui a donné raison à l'unanimité, au nom du principe de non-discrimination inscrit dans la Constitution mexicaine. L'avocat du demandeur, Víctor Hugo Flores, commente : « La Cour participe enfin à la construction d'un discours juridique en matière de transsexualité. Il était plus que temps pour un Etat comme le Mexique qui se dit laïc et tolérant». Et d’autres pays bougent. En Espagne ou en Nouvelle Zélande,  la loi sur le changement d’état civil ne se limite plus aux transsexuels ayant bénéficié d'une opération de ré-assignement sexuel, mais comprend aussi les transgenres, juste passés par une hormonothérapie. Autre avancée en Belgique, où le changement d'état civil est déjudiciarisé, et confié au maire.

    En France, ça coince. En 1992, la France avait été rectifiée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour fait de blocage arthrosique et de psycho-rigidité congénitale. Mais le législateur n’a rien fait, préférant s’en rapporter à la sagesse des tribunaux, avec au final des différences de pratique qui confinent à l’arbitraire. Les délais pour un changement d'état civil, très variables d'un tribunal à l'autre, nécessitent trois expertises: physique, psychiatrique et endocrinologique. Sortez la monnaie...

    Dans une démarche récente Michèle Delaunay, député PS de la Gironde, a demandé à Rachida Dati de prendre les mesures pour homogénéiser le droit s’agissant des changements d'état civil.

    Hélène Hazera, de la commission trans d'Act Up-Paris, apprécie la démarche, mais pose le vrai problème : « C'est évidemment un bien que les députés se mêlent du scandale des changements de sexe légaux en France, qui, d'une circonscription à l'autre, peuvent durer quelques mois ou des années. Un bel exemple de la France vétuste! Mais c'est dommage que la bonne volonté de Mme Delaunay - reculant derrière les promesses faites par M. Hollande -  réduit cette population aux transsexuels proprement dits étant passés par le bloc opératoire. »

    Ah, la question de l'identité...

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