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  • Hortefeux facho ? Et un peu corrompu ? Parole de Dati !

    9782818922170.jpgMais par qui le pays est-il gouverné ? Nous sommes le 9 septembre 2013, aux temps glorieux de Sarko 1er, genre « l’autorité dans la maison royale ou je meurs ». La reine Carla, ça tombe bien, adore Dati : « C'est plus qu'une amie, c'est ma sœur. Je ne la lâcherai jamais. Je connais tout d'elle. Elle est de la race des seigneurs ». La référence raciale est toujours une marque d’élévation de l’esprit...

    Alors, petite incursion dans la vraie vie de la « race des seigneurs » avec ce texto retrouvé par Mediapart adressé par Dati, la ministre de la Justice, Garde des sceaux, à Hortefeux, ex-ministre de l’Intérieur, et homme à tout faire à l’Elysée :

    « Salut le facho, je t’ai entendu dire à ton OS [officier de sécurité] que tu allais me faire “sauter” la pseudo-facilité de passage (que je n’ai pas) que j’aurais à l’aéroport ! Je vais te donner un dernier avertissement par ce SMS dont la copie est envoyée à N. Sarkozy. Soit tu me lâches soit je vais déposer l’assignation qui date de deux ans dans laquelle tu figures avec d’autres pour atteinte à ma vie privée et écoutes illicites (…) - Sarkozy l’avait reçue et m’avait demandé de ne pas la déposer au tribunal ! - en ta qualité de ministre (naze) de l’Intérieur ! De plus, je vais dénoncer l’argent liquide que tu as perçu pour organiser des rdv auprès de Sarko lorsqu’il était président, des relations tout aussi liquides que tu as eues avec Takieddine, l’emploi fictif de ton ex à la Caisse d’Epargne grâce à Gaubert [Thierry Gaubert, un proche de Sarkozy, mis en examen dans l'affaire Karachi], et l’emploi illégal de ta compagne actuelle au Parlement européen, et je peux continuer avec les avantages que tu as eus et as encore à l’UMP à l’insu de ceux qui paient. Alors maintenant, je te préviens très fermement : tu me fous la paix ! Je ne te lâcherai pas espèce de voyou ! »

    Problème : le juste et bon Hortefeux était placé sur écoutes judiciaires dans le cadre de l’affaire libyenne, comme Michel Gaudin, alors directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, lequel avait aussitôt appelé Dati, pour s’entendre dire : « moi je veux bien me la fermer, mais je ne vais pas me la fermer longtemps ».

    De l’argent liquide versé à Hortefeux pour dealer des rendez-vous avec Sarko ? Interrogée par la presse, Dati a pour seule réponse : « Des conneries à Hortefeux, j'en ai envoyées ». Et ces deux nazes sont désormais soutien de Sarko, jouant des coudes pour être ministre au cas où…

    Mais par qui le pays est-il gouverné ?

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    Brochette de cornichons sarkozystes, oeuvre figurative, début du XIXème

     

  • Le méchant Parquet en veut-il au gentil Sarkozy ?

    46f85cf849c24.jpgL’affaire Bygmalion, c’est simple et compliqué. Pour les deux tours de la présidentielle de 2012, Sarkozy et Hollande pouvaient dépenser chacun 22,5 millions. Nickel pour Hollande, mais pour Sarkozy les dépenses ont été du double : 45,5 millions. Il a donc fallu mettre en place tout un système de fausses factures pour des évènements inexistants, avec des dépenses de 23 millions affectées en fraude à la campagne de Sarko. Gros, vous êtes partis en vacances avec un budget de 1000 € et vous en avez dépensé 2000.

    Alors, Sarkozy promu en correctionnelle ... Comment se présente l’affaire ?

    Il y a d’abord ce qui concerne les manips pour dégager 23 millions. C’est le volet « usage de faux, escroquerie et abus de confiance ». Pour un homme politique avisé, le fait d’exploser les dépenses induit que les recettes corrélatives sont sans doute vicieuses. Le Parquet en est convaincu : « compte tenu de sa formation et de sa très grande expérience en matière de campagne électorale, il était logique d’estimer que sa seule connaissance du dépassement du plafond de dépenses impliquait la connaissance de l’usage de moyens frauduleux inhérents à une telle dissimulation ». C’est donc une conviction, mais le parquet n’a pas de preuves, et Sarkozy ne sera pas poursuivi pour ces faits.

    Ensuite, il y a le volet maîtrise du compte de campagne par le candidat, une règle que connaissent bien tous les candidats… En un mot : l’État va financer la campagne par un remboursement, et le candidat s’engage à respecter les règles de recettes et de dépenses fixées par la loi, c’est pas plus compliqué.full.largent.jpeg

    La campagne de Sarkozy accrochait mal, et très vite le budget prévu été mis à mal. Le 7 mars 2012, un des experts-comptables de la campagne avait adressé au directeur de la campagne, Guillaume Lambert, une note alertant sur le niveau des dépenses et demandant de les limiter. Lors de l’instruction, Guillaume Lambert a affirmé qu’il avait porté cette note à la connaissance de Nicolas Sarkozy. Problème...

    Sont finalement retenus trois faits :

    - avoir dépassé le plafond des dépenses électorales ;

    - avoir omis de respecter les formalités d’établissement du compte de campagne ;

    - avoir fait état, dans le compte de campagne ou dans ses annexes, d’éléments comptables sciemment minorés.

    Le réquisitoire souligne qu’il s’agit de dispositions spécifiques du code électoral, qui ont créé une responsabilité autonome du candidat : « Certes, Nicolas Sarkozy occupait au moment des faits des fonctions qui lui interdisaient d’être régulièrement informé dans le détail des questions budgétaires. Cependant, ses éminentes responsabilités politiques ne pouvaient effacer celles du candidat qu’il était également et ne l’autorisaient donc pas à s’abstenir de suivre effectivement l’évolution de ses dépenses. » L’argument de Sarkozy selon lequel il avait délégué le suivi des dépenses, est balayé, le parquet soulignant qu’il « n’en avait pas le droit car le texte pénal applicable ne l’est qu’à lui seul puisqu’il vise le candidat ».

    Au niveau de l’accusation, ça tient la route, c’est le moins qu’on puisse dire. Maintenant, à la défense de jouer.

    Pour aujourd'hui, trois commentaires.

    1/ Pas de « risques de procès » avant les présidentielles.

    20399968.jpgLa presse s’accorde à dire, vu les délais de procédure et les recours prévisibles, qu’il n’y a pas de « risques » pour Sarkozy d’un procès avant les présidentielles. Je m’interroge beaucoup sur ce mot de « risques ». Pour un présumé innocent, qui se déclare innocent et veut écrabouiller le Parquet, passer devant le tribunal n’est pas un risque mais une chance, la chance de convaincre le juge de ses bons arguments et d’être innocenté. Il y a donc quelque chose qui doit m’échapper…

    2/ Le Parquet joue avec le calendrier…

    La bonne blague. Cette affaire ne concerne pas que notre excellent ex-futur président, mais treize autres personnes. L’enjeu est loin d’être négligeable, 23 millions de fausses factures, et le financement illégal d’une campagne présidentielle. Pour un dossier ouvert en 2014, la justice a été très diligente. Il y a deux ans il ne fallait rien faire, puisqu’il ne fallait pas s’acharner sur ce looser. Il y a un an il ne fallait rien faire, car il reprenait la tête du parti et c’était donc une manœuvre. Et aujourd’hui, il ne faut rien faire car il a décidé de candidater aux primaires…

    3/ L’affaire a déjà été jugée par le Conseil constitutionnel.

    Exact. Mais la loi a prévu, en cas d’irrégularités du compte des sanctions électorales et pénales. Donc, on applique la loi, no problem. Et puis, le Conseil constitutionnel s’était prononcé le 4 juillet 2013, confirmant la décision de la Commission nationale des comptes de campagne pour un dépassement de 120.267 €. A l’époque on ne savait rien de l’affaire Bygmalion et de ses 23 millions d’euros.

  • Sarko et Copé : Ça plane pour les irresponsables

    Hier soir, toute la presse était encore sur sa lancée, qui avait illuminé sa journée : Sarko plongeant dans l’affaire Bygmalion. Très bien, sauf que c’est faux : Sarko reste étranger aux manips qui ont permis à Bygmalion de détourner 18 millions €, pour le profit de Sarko.

    Oki. En attendant, regardez ces nullards : Copé était le président de l’UMP, et il est mis hors de cause ; Sarko a été le seul bénéficiaire de ces fonds, et il est mis hors de cause. La vie est belle pour les irresponsables,… mais qu’ils ne nous demandent pas de leur faire confiance.

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    Une affaire de financement politique

    Dans cette affaire de financement politique, il y a deux volets bien distincts.

    Pour toutes les campagnes électorales, la loi a mis en place un système qui repose sur deux principes : le montant des dépenses est limité en fonction d’un plafond, et le candidat qui obtient un score raisonnable, en général plus de 5 %, obtient un large remboursement d’environ 50% de ses dépenses. Pour la présidentielle de 2012, et avec les deux tours, Sarko et Hollande ne devait pas dépasser 22 millions €.

    Sarko disposait déjà de moyens importants, par le brassage politique qu’il effectuait en qualité de Président : c’est le jeu. Mais il y a eu aussi la « vraie » campagne, donc 22 millions maximum. Sauf que Sarko a dépensé beaucoup plus, en ajoutant 18 millions. Donc une campagne à 40 millions, déloyale à l’égard de son concurrent qui restait aux 22 millions.

    Pour planquer cette somme, les prestations étaient effectuées par la société Bygmalion, des copains de Copé, et tout ce qui dépassait les 22 millions a été facturé à l’UMP. Ceci est parfaitement établi. Ceux qui avaient les mains dans le cambouis - treize anciens responsables de l'UMP, tous mis en examen – ont confirmé les chiffres, qui résultent des factures.

    Et là, vient le miracle de l’irresponsabilité

    Je pensais que dans une société digne, ceux qui ont dirigé ou qui ont profité, assumaient à la place de ceux qui ont cru devoir rendre service. A l’UMP/Les Rep’, c’est l’inverse : les boss sont inatteignables, et ce sont les tricards qui dérouillent. Joli.

    Copé veut être président de la République. Certes. Mais il explique que quand il était le patron de l’UMP, ses plus proches collaborateurs l’ont enfumé, en lui faisant passer sous le nez 18 millions d’euros en quelques mois, et que lui-même ne s’est pas rendu compte que la campagne de Sarkozy doublait son budget. Le mec ne sera pas poursuivi, mais franchement, comment faire confiance à une nullité pareille ? Soit le mec n’a rien vu et c’est une tanche ; soit il a vu et il se planque, et c’est une ficelle. En toute hypothèse, on ne peut voter ni pour une tanche, ni pour une ficelle.

    Idem pour Sarko

    On ne sait pas ce qu’il y a dans le dossier, donc prudence, mais on se nourrit des déclarations de notre ami François Molins, procureur de la République de Paris, que l’on a parfois connu plus expansif (…). Hier, c’était service minimum, avec ce communiqué :

    « Nicolas Sarkozy était convoqué ce jour devant le magistrat instructeur premier saisi du dossier dit "Bygmalion-compte de campagne" et a, à l’issue de son interrogatoire de première comparution, été mis en examen du chef de « financement illégal de campagne électorale pour avoir, en qualité de candidat, dépassé le plafond légal de dépenses électorales (article 113-1 3/ du code électoral). Il a par ailleurs été placé sous le statut de témoin assisté des chefs d’usage de faux, escroquerie et abus de confiance ».

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    On décrypte ?

    Témoin assisté, c’est le minimum syndical des droits de la défense. Dès lors qu’une personne est nommément visée par un réquisitoire et qu’elle n'est pas mise en examen, elle ne peut être entendue que comme témoin assisté. On passe à autre chose avec la mise en examen, qui relève du sérieux : le juge d'instruction met en examen les personnes « à l'encontre desquelles il existe des indices graves ou concordants rendant vraisemblable qu'elles aient pu participer, comme auteur ou comme complice, à la commission des infractions dont il est saisi ».

    Donc :

    - il n’existe pas d’indices graves ou concordants rendant vraisemblable que Sarko a pu participer, comme auteur ou comme complice, aux magouilles de Bygmalion ;

    - il existe des indices graves ou concordants rendant vraisemblable que Sarko a déclaré un compte de campagne qui explosait le seuil autorisé.

    En résumé

    Pour financer la campagne de Sarko en perte de vitesse, il a fallu doubler le budget autorisé. Donc tu dépenses deux fois ta paye, et quand le banquier t’appelle pour dire que tu as explosé ton découvert, tu dis que tu n’es pas au courant.

    Tant mieux pour ces deux irresponsables candidats à la présidence de la République, qui échappent à la répression pénale, ces angelots innocents, qui vont laisser leurs subordonnés patauger devant le tribunal correctionnel. Tant mieux, mais des planqués comme ça qui viennent ensuite donner des leçons...

    Sarko quand même mis en examen…

    Sarko se trouve mis en examen, donc avec « des indices graves ou concordants rendant vraisemblable qu'il a pu participer, comme auteur ou comme complice, à la commission d’une infraction », à savoir celle prévue par le troisième alinéa de l’article L. 113-1 du code électoral :

    « I.- Sera puni d'une amende de 3 750 euros et d'un emprisonnement d'un an, ou de l'une de ces deux peines seulement, tout candidat en cas de scrutin uninominal ou binominal, ou tout candidat tête de liste en cas de scrutin de liste, qui :

    « 3° Aura dépassé le plafond des dépenses électorales fixé en application de l'article L. 52-11 ».

    Cette infraction sanctionne un fait : le signataire du compte de campagne a dépassé le plafond des dépenses électorales. Il y a  violation de la loi, donc le financement est illégal, mais cela ne veut pas dire que ce financement était frauduleux.

    La mise en examen prononcée par le juge d'instruction Serge Tournaire ne légitime aucune implication de Sarko dans le système des fausses factures Bygmalion. On reste à la théorie du demeuré crédule : il a signé un compte de campagne qui explosait le plafond, mais il ne se doutait pas un instant que c’est l’UMP qui payait la différence.

    Une infraction purement formelle ?

    Ayant évité la mise en examen pour le volet Bygmalion, mon excellent confrère Herzog avait hier soir d’excellentes raisons de vouloir pousser son avantage en expliquant que le Conseil constitutionnel s’était déjà prononcé sur ce dépassement de campagne, pour se contenter de rejeter le compte de campagne et faire payer une pénalité. Sous-entendu, on va régler ça en cinq minutes, car la sanction a  déjà été prononcée, et l’irresponsable Sarkozy pourra se présenter aux primaires comme l’irresponsable Copé.

    Mais là, l’ami Herzog va un peu vite en besogne.

    Le Conseil constitutionnel s’est prononcé par une décision n° 2013-156 du 4 juillet 2013, qui laisse entier le jeu du pénal. Les procédures comptable et pénale ont des objets différents, la preuve étant que la loi a prévu d’un côté une sanction financière par la Commission des comptes, contrôlée par le Conseil constitutionnel, et de l’autre côté, l’infraction pénale de l’article L. 113-1, 3°.

    De plus, le Conseil constitutionnel avait été saisi d’un recours formé contre la décision de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques qui, le 19 décembre 2012, avait rejeté le compte de campagne de Sarko. Mais à l’époque on ignorait tout de l’affaire Bygmalion, et des 18,5 millions d’euros de dépassement Sarkozy. Le compte avait été rejeté pour un excès de dépenses électorales de 466.118 euros, soit 2,1%, le plafond autorisé.

    Alors, cette mise en examen est à la fois minimaliste et maximaliste. Elle est minimaliste, car l’infraction consistant à avoir dépassé le compte de campagne n’a rien à voir avec l’implication dans des manœuvres frauduleuses pour détourner de l’argent. Dans le même temps, elle est maximaliste, car il sera bien difficile à Sarko d’expliquer qu’il n’a pas «dépassé le plafond des dépenses électorales ».  

    Donc, à prévoir un passage devant le tribunal correctionnel pour notre ami Nicolas, ce qui sera un grand moment d’émotion, Sarko expliquant « je ne savais pas » devant toute l’équipe qui s’est décarcassée pour trouver l’argent indispensable à sa splendide campagne… Et ce mec veut redevenir président de la République…

    Alors Sarko, tu assumes ou tu te planques ?

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  • Les Républicains : Une nouvelle victoire offerte à Sarko

    L’UMP, divisée, endettée, sans projet, pourrie par les affaires, n’a pas gagné les européennes ou les départementales : c’est le Parti Socialiste, en déconfiture, qui a offert à Sarko tous ces cadeaux Bonux. Il n’y a pas de plus grand bénéficiaire de la politique de Hollande que Sarko.

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    Comme si ça ne suffisait pas, voici qu’une série de lunaires en quête de spot médiatique a engagé un ridicule référé contre Sarko et ses « Républicains »,… ce pour offrir au p’tit nerveux une nouvelle victoire…

    Le texte de l’ordonnance du juge des référés du TGI de Paris n’était pas disponible hier soir, mais on devine assez bien ce qui s’est passé.

    Le premier point est la liberté qui doit être reconnue aux partis politiques, qui sont l’avant-garde de la démocratie électorale. Ici, il s’agit du choix du nom d’un parti, qui adopte celui du parti conservateur aux Etats-Unis (Amérique du Nord, Territoire indien occupé), affichant ainsi comme choix politique d’être les sous-fifres de l’impérialisme US, le grand destructeur de la planète. Au nom de quel argument de droit un juge pourrait-il s’opposer à la ligne politique d’un parti ? Pourquoi pas un référé contre le Parti Socialiste qui n’a rien de socialiste ? Une plainte pour tromperie sur la marchandise ? Ou un référé contre les Verts qui seraient trop roses ?

    Ensuite, j’ai déploré cette appréhension du concept « Les Républicains » par un parti qui depuis sa création par général de brigade à titre provisoire De Gaulle est un gros client de la brigade financière et de la correctionnelle. Ça mérite un bon dézingage politique, mais mettre ça sur le terrain judicaire, c’est nul. Le « Parti républicain » et le « Mouvement Républicain et Citoyen » seraient très bien, mais « Les Républicains » ce serait une horreur… Et que penser de ce parti de VGE qui s’appelait « Union pour la Démocratie Française » ? Ou du « Front National » qui capterait la nation ?

    Enfin, nos drôles de zigs ont choisi la procédure de référé qui est totalement inadaptée. Le pilier de l’action est l’article 809 alinéa 1 du Code de procédure civile, qui dispose : « Le président peut toujours, même en présence d'une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s'imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite ». Ah bon, le sang coule ?... Alors, Sarko vous gave, oki. Mais où est le « dommage imminent » ? Où est la nécessité de « faire cesser un trouble manifestement illicite » ? Sarko n’a plus besoin d’une campagne de pub pour son meeting de ce WE. C’est fait, et c’est gratis ! 

    Un recours au fond reste possible, avec une chance de succès à moins de 0,01%. Il faut souhaiter que les juges résistent à ces démarches débiles qui cherchent à les faire entrer dans la vie des partis. Comme voulait le faire un certain El Blancos, alors galérien de la défaite Ségolène, et voulant remettre au TGI de Paris le fichier de adhérents du PS et les procès-verbaux de vote du Parti. Perso, j’ai toujours eu comme idée qu’El Blancos voulait tuer le PS, où il est marginal, pour espérer reconstruire un parti de bobos bien à Droite.

    En fait, il y a des destructeurs de la vie politique, et il faut les avoir à l’œil… à l’œil républicain bien sûr.

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  • Ça me désole, mais…

    Ça me désole, mais c’est comme ça : en 2015, le seul leader politique qui parle vrai est Marine Le Pen. De quoi flipper, et sérieusement, car avec le cynisme dominant, le reste suivra.

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    Du côté du PS et l’UMP, tout est cassé. La pouf' Belkacem explique que l’avenir de l’école publique passe par le stand-up de Debbouze, et le pouf’ Sarko est obligé de passer par un référendum des adhérents pour que l’ancêtre des partis gaullistes se place sous l’étoile de George W. Bush. Avec des sous-chefs délirants, que personne n’ose contredireNo future.

    En face, nous retrouvons MLP, et soyons réalistes, car les imprécations ont leurs limites : le FN, c’est une vraie implantation locale qui, à part les racistes congénitaux de la Côte d’Azur, recoupe la France du chômage. Et comme le chômage va accroître… Alors, on ne résoudra rien par l'anathème...

    Ce WE, tous les médias sont tombés sur le FN, et ils ont eu tout faux. Sachons regarder la réalité en face, avant de la prendre demain sur le nez comme un râteau.

    Jean-Marie Le Pen, le réfugié politique du guignolesque Soral, est venu fiche le boxon sur la tribune du FN, pour déstabiliser sa fille au moment où celle-ci allait prendre la parole. MLP a laissé passer, a enchainé avec maîtrise, et le soir à la radio, elle a dénoncé avec une force ajustée une attaque contre le parti… et contre elle-même. Aujourd’hui, elle prendra les mesures que permettent les statuts pour évincer son père.

    Vous pouvez considérer que ce n’est que la tambouille interne à ce méprisable FN, et peut-être avez-vous raison. J’ai longtemps vu les choses comme ça. Mais, essayons d’accepter ce que voient nos yeux : hier, devant affronter son père, une femme a eu des mots de vérité. On se fiche comme du quart de son discours devant l’allumée Jeanne d’Arc, mais les mots peinés et résolus d’une fille qui rejette son père marquent. Vous mesurez ? Non ?

    Franchement, je suis inquiet.

    Pas pour notre avenir social : la société vaut cent fois mieux que ses dirigeants. De partout où que j’aille, on me parle de solidarité et de main tendue aux plus démunis.

    C’est du point de vue politique que c’est la cata. Elections gagnées ou non, MLP est devenue le centre autour duquel s’organise la vie politique. C’est elle qui donne le la, et c’est à partir de ce que dit le FN que les autres réagissent. L’UMP et le PS déblatèrent, mais les permanents sont de consigne pour étudier à la loupe ce qu’a dit MLP, et caler ensuite le discours de leur parti en fonction. Alors, que les cosmétiques leaders déblatèrent les « éléments de langage » vendus par les agences de com’, MLP parle. C’est un fait, et ça fait la différence.

    - OKI. Mais alors… Tu critiques, mais tu proposes quoi ?

    - Franchement à part une bonne révolution, je ne vois pas d’issue.

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