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  • France – Roumanie : Une victoire volée

    fraude, vol, délinquance, footMagnifique victoire volée de la France sur la Roumanie pour ouvrir cette grande fête de la fraternité, de la loyauté et du désintéressement qu’est l’Euro 2016.

    Nous sommes à la 57 ème minute, et l’équipe de France bataille sans rien faire. Il manque l’inspiration, la souplesse et la technique pour passer la solide défense de la Roumanie. Heureusement, il est encore possible de marquer un but en trichant, il suffit que l’arbitre fasse camembert.

    La scène est hyperclassique. Un coup-franc rentrant des trente mètres, tiré depuis le côté droit par le pied droit de Dimitri Payet, en direction d’Olivier Giroud, près des six mètres, donc une trajectoire et un jeu visibles comme le nez au milieu de la figure. C’est du téléphoné de chez téléphoné. La balle va descendre au niveau de la tête de l’avant, et le gardien, qui a parfaitement anticipé, se place en amont sur la trajectoire, et va récupérer le ballon. De fait, Cyprian Tatarusanu, saute aussi haut qu’Olivier Giroud, et comme il se sert de ses mains, il va capter le ballon. On a vu la scène mille fois.

    Et là rien ne marche. On voit Cyprian Tatarusanu et Olivier Giroud sauter à la même hauteur, mais le gardien prend soudain une trajectoire de côté, se déséquilibre, et rate la balle pendant que Giroud la récupère sur sa tête. Un gros loupé du gardien ? Pas évident : il a vu venir la balle, et s’apprête à un classique des gardiens. Surtout, eu égard aux lois de la pesanteur, comment expliquer qu’un homme qui saute parfaitement à la verticale se retrouve déséquilibré, au lieu de tout simplement retomber à la verticale ?

    - Une idée ?

    - Ben oui, c’est qu’il a rencontré une force contraire.

    Nous y sommes. Les photos montrent comment Olivier Giroud, logiquement battu dès lors qu’il ne joue en principe qu’avec sa tête, déséquilibre Cyprian Tatarusanu en le poussant avec son bras gauche. Giroud se penche sur le côté et écarte son bras, pour bousculer le gardien. On voit le gardien, en haut de son saut, qui soudain perd sa trajectoire, bascule, et rate la balle, qui se retrouve sur la tête de Giroud,... et c’est le but, magnifique. But magnifique pour une victoire volée.

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  • Etat d’urgence : Pas pour les braquages devant l'Elysée ?

    Avec l’état d’urgence, les malfrats ne font plus les malins, et surtout ceux susceptibles de récupérer du fric permettant de financer des réseaux. La police gouverne, nous sommes tranquilles…

    Sauf qu’à l’évidence, l’état d’urgence, ça ne marche pas. Du côté du droit, le so comic Conseil d’Etat, pour faire genre, fait semblant de s’interroger sur la loi, alors qu’il l’a validée. Mais l'essentiel vient du terrain: toutes les informations montrent qu'en réalité, le bilan est dramatiquement nul. Comme l'explique Mediapart, les 2 500 perquisitions administratives effectuées n'ont provoqué l'ouverture que de deux enquêtes préliminaires, sans garde à vue, par le pôle antiterroriste du parquet de Paris…

    De plus, pour qui a le cerveau encore branché, il y a lieu de s’interroger sur l’efficacité réelle de cette archi-visibilité policière devant le braquage de la bijouterie Chopard, au 72 rue du Faubourg-Saint-Honoré (Ier), soit à 50 m de l’entrée du palais de l’Élysée et 90 m de la place Beauvau.

    Vers 11 heures, un malfaiteur a braqué la bijouterie, récupérant un butin estimé à 1 million d’euros, avant de prendre tranquillement la fuite… dans ce secteur « ultra-sensible » de la capitale.

    La gentille presse nous explique aussitôt que grâce à l’exploitation des images des « multiples caméras disposées autour de l’Elysée » on va vite en savoir plus… et arrêter le malfrat. Ah, le bonheur de la surveillance...

    De tels faits à cet endroit du pays posent de sérieuses questions. Et de vous à moi, j’espère que les « multiples caméras disposées autour de l’Elysée » ne mettront pas en évidence un poil de barbe salafiste,... parce que les mecs qui viendraient se financer par des braquages devant l’Élysée et la place Beauvau, en période d’état d’urgence…

    - Dis François, pourquoi tu tousses ?  

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  • 80 personnes détiennent autant que 3,5 milliards d’autres

     

    9782253082590.jpgL’économie de liberté : une affaire qui marche. L’étude publiée par Oxfam « Insatiable richesse » est édifiant : les inégalités sont vertigineuses et elles s’accroissent à grande vitesse.

    Voici quelques chiffres.

    La part du patrimoine mondial détenue par les 1 % les plus riches est passée de 44 % en 2009 à 48 % en 2014, et dépassera les 50 % en 2016.

    En 2010, la fortune nette des 80 personnes les plus riches au monde s’élevait à 1.300 milliards de dollars. En 2014, le montant atteignait 1.900 milliards, soit une augmentation de 50 % en l’espace de 4 ans. Cela représente en moyenne 2,7 millions de dollars par personne pour ce club de malfaiteurs.

    Parallèlement, les richesses des 50 % les moins bien lotis ont reculé en 2014 par rapport à 2009.

    80 % de la population mondiale ne se partagent que 5,5 % du patrimoine mondial.

    Même constat pour la France. Après une hausse de 25% en 2012, le patrimoine des 500 premiers patrimoines professionnels français avait gonflé de 15% en 2013 pour atteindre 390 milliards d'euros.


  • Brétigny-sur-Orge : Les victimes ont-elles été pillées ?

    555_155_image_ma_debat_ponsan.jpgIl y a plus qu’un gros malaise avec la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge. C’est l’hypothèse qu'aurait eu lieu un caillassage des secours et un pillage des victimes, et que ces faits ont été masqués. Oui, rien de moins... Le Point relance les interrogations, et en publiant un document qui n’est pas rien : le rapport de synthèse de la Direction centrale des compagnies républicaines de sécurité (DCCRS).

    Cette affaire – caillassage et pillage des victimes – avait été évoquée dans un premier temps par la presse. Plusieurs témoignages décrivaient des bandes qui étaient sur place, et qui avaient ralenti l’arrivée des secours en les caillassant, pendant que d’autres en profitaient pour voler les effets des victimes. Les autorités judiciaires avaient minimisé : quelques jets de pierres et le vol du tel portable d’un des médecins du SAMU. Le gouvernement avait aussi démenti. Oki. 

    Mais il faut reprendre l'affaire avec le document que publie Le Point, à savoir le  « rapport de synthèse des affaires marquantes du 10 au 16 juillet de la Direction centrale des compagnies républicaines de sécurité (DCCRS)». On n’est donc pas dans la police judiciaire, qui fait les enquêtes, mais dans le maintien de l’ordre.

    Ce rapport consacre une page à l'opération de sécurisation des lieux, après la catastrophe, opération qui avait mobilisé deux sections de la CRS 37-Strasbourg, venues de Meaux. Les CRS avaient été appelés car le service de sécurité de la SNCF, la SUGE, était débordée. On veut bien le croire.

    On lit : « À leur arrivée, les effectifs de la CRS 37 devaient repousser des individus, venus des quartiers voisins, qui gênaient la progression des véhicules de secours en leur jetant des projectiles. Certains de ces fauteurs de troubles avaient réussi à s'emparer d'effets personnels éparpillés sur le sol ou sur les victimes ». Le rapport est très précis, et montre que ce n’était pas rien : « Les fonctionnaires protégeaient ensuite les lieux de l'accident pour favoriser le travail des enquêteurs et des techniciens et sécuriser la visite des nombreuses autorités (président de la République, Premier ministre, ministre de l'Intérieur, ministre des Transports, ministre de la Santé...) ».gerome-verite-sortant-1164289357b.1288274461.jpg

    Il a fallu appeler en renfort un équipage motocycliste de la CRS autoroutière Sud-Ile-de-France pour assurer les escortes d’ambulances, puis deux autres sections de la compagnie 37, employées sur le département de la Seine-et-Marne ainsi des effectifs de la CRS 51-Orléans, postée sur le département de la Seine-Saint-Denis, pour élargir la zone d’intervention.

    C’est dire que ces éléments sont plus que sérieux.

    Si tout va bien, pourquoi faut-il deux sections de la CRS, et qui appellent des renforts importants ? Ca cadre mal avec les déclarations gouvernementales qui évoquent un camion de pompiers visé par les pierres, mais pas touché.

    Et alors même qu’il n’est pas enquêteur, le rédacteur du rapport est très affirmatif pour dire que des voleurs s’étaient emparés « d'effets personnels éparpillés sur le sol ou sur les victimes ». Alors ?

    Le parquet d'Évry a ouvert une enquête préliminaire pour vol en réunion avec violences, s’agissant du vol de portable d’un médecin, mais les personnes entendues ont été relâchées, sans charge.

    Quand on lit les communiqués de la Préfecture, on sent comme un premier recul, car il est dit qu’il n’y a pas eu de scènes d’émeute ou de pillage. Donc, ce n’était pas la fête du PSG au Trocadéro, nous sommes d’accord. Mais le rapport des CRS est trop précis pour qu’on en reste à ces deux versions, et avec toutes les personnes qui étaient présentes sur place, une enquête judiciaire sera efficace. 

    Nous devons savoir si oui ou non les victimes ont été dépouillées : ce serait d’une gravité exceptionnelle. De même, si les autorités savaient et ont dit qu’il ne s’était rien passé.  

    *   *   *

    Premier tableau : La Vérité sortant du puits, 1898, Edouard Debat-Ponsan

    Deuxième tableau : La Vérité sortant du puits, armée de son martinet pour châtier l'humanité,

    1896, Jean-Léon Gérôme

  • Licencié pour avoir mangé deux gâteaux

    Il y a vraiment des mecs qui ont le melon, ça m’écœure. Virer pour faute grave un salarié qui a trente ans d’ancienneté parce qu’il a croqué deux gâteaux destinés à être jetés… Ce sont des brutes.

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    Joël, 49 ans, est chauffeur de nuit à la base logistique d'Intermarché à Bressols (Tarn et Garonne), avec trente ans d’ancienneté.

    Après sa tournée de nuit, il rentre au dépôt et il explique : « Je me sentais un peu fatigué. J'ai simplement voulu grignoter deux biscuits de la casse. Chez nous, la casse est un conteneur où l'on entrepose des marchandises abîmées, destinées au reconditionnement, à la Banque alimentaire ou à la destruction ».

    Oui, mais voilà, c’est interdit de chez interdit. Son supérieur hiérarchique, à qui rien n’échappe, l'a vu en flagrant délit de manger les deux gâteaux, et il en réfère à la direction, qui aussitôt dégaine l’artillerie : mise à pied conservatoire et licenciement pour faute grave, c’est-à-dire sans préavis et sans indemnité de licenciement, prononcé le 24 novembre.

    Motif : le règlement intérieur prévoit une interdiction formelle de piocher dans les stocks, et même dans la fameuse «casse.»

    Les collègues, conduits par la CGT, ont alors bloqué l’entrepôt, expliquant par un tract : « Même si la faute est avérée, comment pouvons-nous accepter une telle décision ? ». La direction n’a pas voulu revenir sur le licenciement, mais elle a accepté de verser 20 000 € de dommages et intérêts.  

    Sur RTL, Joël laisse parler son désarroi : « Ils ne m'ont donné que 20.000 euros après trente ans de boîte. Ce n’est pas moi le voleur…  Un gars qui a 50 ans, on peut le détruire complètement pour deux gâteaux. Grâce au directeur, mes enfants vont être un peu plus privés pour Noël. Je vais être obligé de vendre ma maison.»

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    Alors, bien sûr, on va me sortir les litanies : le respect du règlement intérieur,... qui vole un œuf vole un bœuf,... le vol dans les entreprises… Merci, je suis au courant. Au bureau, la salle d’attente est dans la bibliothèque et des livres disparaissent régulièrement.

    Mais je me contrefiche de ça. J’invite seulement les p’tits mecs au melon d’Intermarché à s’écarter des certitudes du règlement intérieur pour réfléchir deux minutes à ce qu’est la vie d’un père de famille qui, après trente ans de bons et loyaux services, rentre chez lui sans boulot, viré comme un voleur.

    Continuez la casse, continuez la violence et faites bien les malins avec vos règlements de psychorigides... Si vous avez cinq minutes, passez demain à la médecine du travail que le toubib vérifie si vous avez un cerveau dans le crâne. Après, il faut toute une éducation pour apprendre à s’en servir. Au début, ça fait peur, mais vous verrez, au final, c’est pas mal de devenir un être humain.

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    Gestion moderne des ressources humaines

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