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xénophobie

  • Parasitisme : Un mec de Droite se tape l’incruste à la primaire de Gauche !

    Trop drôle d’abord, le décor choisi par notre ex-Premier Sinistre : une jolie tapisserie de noirs, de asiatiques, de zarabes… tous bien mignons, et bien de chez nous. Ceci pour faire oublier la xénophobie d’El Blanco ? C’est raté.

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    Rien de Gauche, chez ce drôle de mec. Il soutenait en 2009 qu’il fallait tourner la page du PS parce que le mot socialisme était dépassé, renvoyant à des conceptions du XIXe siècle. Bien centré sur le sujet : « Il faut en finir avec la gauche passéiste, celle qui s'attache à un passé révolu et nostalgique, hantée par le surmoi marxiste et par le souvenir des Trente Glorieuses ». Et tout voué à casser la Gauche, qu’il décrit fractionnée par des « positions irréconciliables ». Le même voulait « déverrouiller les 35 heures » pour permettre aux Français qui ont la chance d'occuper un emploi « de travailler davantage, deux heures, trois heures ». Le Sarko de « travailler plus pour gagner plus » ? Non, El Blanco sur Europe 1, le 2 janvier 2011.

    Avec en toile de fond, une évidente immaturité affective : « Et moi, j'aime l'entreprise, j'aime l'entreprise ! ». Immaturité qui le conduit à dénoncer l’explication : « Expliquer, c'est déjà vouloir un peu excuser ».  

    Donc un type de Droite, mais de la Droite non sympathique, celle qui fait la fête avec les xénophobes : « Les Roms ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie ». Celle qui stigmatise les réfugiés : « Nous ne pouvons pas accueillir plus de réfugiés ». Celle qui se nourrit d’islamophobie : « Ce que représente le voile pour les femmes, non ce n'est pas un phénomène de mode, non, ce n'est pas une couleur qu'on porte, non : c'est un asservissement de la femme ». 

    - Ah bon, il est théologien en plus ?

    - Non, juste révisionniste.

    Et oui. Il nous décrit « Marianne, symbole de la République, qui a le sein nu parce qu'elle nourrit le peuple, qui elle n'est pas voilée parce qu'elle est libre ! » oubliant que la révolution de 1789 n’a accordé aux femmes le droit de vote qu’en 1945. Oubliant l’endémique inégalité salariale et la place marginale des femmes dans les cercles dirigeants de la politique et de l’économie ». Le même qui soutenait les maires de Droite prenant des arrêtés anti-burkini quand le Conseil d’Etat les annulait.

    Donc, un mec de Droite qui joue l’incruste à la primaire de Gauche, c’est clair, et comme on ne fait rien sans franchise, je précise que je suis prêt à voter Fillon pour barrer El Blanco si nécessaire, c’est une évidence. Ceci dit, c’est loin d’être fait, car le PS cherche une alternative.

    Barrer El Blanco, donc, oui, mais El Blanco ne serait pas là sans les dirigeants PS.  

    Sans la couardise de Martine Aubry, qui le 13 juillet 2009, alors première secrétaire du Parti, lui avait demandé de mettre ses pensées en accord avec ses actes, et de rejoindre l’UMP de Sarko. El Blanco avait fait des excuses, et la velléitaire Aubry était passé à autre chose.

    Sans la trouille de Hollande qui a récupéré ce fracassé de la primaire – 5,63 % des voix – pour en faire un Sinistre de l’Intérieur… lui laissant, selon le modèle Sarko, la compétence sur l’immigration, qui auparavant relevait des affaires sociales.

    Sans les calculs à deux balles de Montebourpif et de Hamon qui ont tout fait pour virer Ayrault et le faire remplacer par El Blanco… dans le but de mieux le contrôler, et qui osent se déclarer aujourd’hui ses opposants. Des nazes...

    A ce stade, il ne reste qu’une solution :

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  • Un mur anti-étrangers en France

    Aïe aïe aïe, c’est la décrépitude ! En cette fin d’année 2016, on va construire en France un mur pour bloquer les étrangers. Je suis consterné. Consterné par cette décision, et consterné par le consensus qui l'accueille. Invraisemblable… Comment être tombé si bas ? Trump en parle, mais nous, nous le faisons. C’est dingue !

    C’est à Calais, un truc de plus pour bloquer la fameuse « jungle », 7.000 personnes à ce jour. Ce sera un mur en béton d’un kilomètre, haut de 4 mètres, équipé de caméras de surveillance et d'un système «anti-franchissement type OTAN». Excellente référence !

    Le but est bien sûr la sécurité, la nouvelle déesse pervertie de notre République malade, car si l’on veut empêcher les migrants d'accéder à la rocade menant au port de Calais, prolongeant le système de clôture actuel, c’est pour « sécuriser les automobilistes ». A l’extérieur, le mur sera végétalisé, pour faire écolo, mais à l’intérieur, le mur restera lisse pour éviter «aux migrants de grimper», selon les techniciens de la Direction interdépartementale des routes de la région qui est le maître d'ouvrage. Donc c’est aussi pour leur sécurité. Bande de faux-culs…

    Le coût sera d’environ trois millions d'euros, outre l’entretien de la surveillance informatique, financé par la Grande-Bretagne. Le ministre de l’Immigration, Robert Goodwill, explique que ce mur prend place parmi d’autres équipements « de sécurité » pour un montant de 20,2 millions d’euros. 20,2 millions d’euros pour 7.000 personnes. Oki ?

    Pour Jean-Marc Puissesseau, boss du port Boulogne-Calais ce mur est «une satisfaction, l'espoir de se protéger des assauts des migrants et d'envisager un avenir plus serein». Si toutefois il n'y avait pas de démantèlement de la jungle par les autorités dans les prochains mois, il demanderait au gouvernement français «la réalisation totale du mur jusqu'à l'A16». T’as raison, Jean-Marc, faut pas mollir…

    Voilà où nous en sommes.

    Trois burkinis sur la plage de Nice, c’est une atteinte aux valeurs de la République, et tout le bastringue.

    Un mur de 4 mètres de haut comme réponse de deux pays riches – 5eme et 6eme puissances du monde, regroupant plus de 120 millions d’habitants – à 7.000 personnes en grande précarité, demandant une chance pour reconstruire leur vie, ça ne pose aucune atteinte aux valeurs de la République, ni au bastringue.

    Là, chères amies, chers amis, on voit qu’il y a du dégât…

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  • Le Brexit contre la vermine polonaise : Pauvres de nous…

    Ce Brexit, c’est le lâcher des racistes. Depuis jeudi soir, les étrangers sont agressés avec systématisme, sur le thème : « On a voté le Brexit, alors tu dégages ». Les irresponsables Cameron et Johnson, trop intéressés par leur sort personnel, font semblant de ne pas voir.

    En ligne de mire, les Polonais. Pourquoi les Polonais ? A-t-on jamais demandé à un raciste ses raisons ?

    Dans Hammersmith, à l'ouest de Londres, le centre culturel polonais a été couvert par un graffiti raciste. A Huntingdon, près de Cambridge, des tracts anonymes ont été distribués dans les boîtes aux lettres des familles polonaises : « Quittez l'UE, plus de vermine polonaise ». De partout, les mêmes agressions…

    L'ambassadeur de Pologne à Londres, Witold Sobkow, s'est déclaré «choqué et profondément préoccupé par les récents incidents et les insultes xénophobes adressées à la communauté polonaise et à d'autres migrants résidant au Royaume-Uni».

    Le vote des racistes s’est focalisé sur l'immigration des travailleurs européens, et en particulier polonais. La communauté polonaise, forte de quelque 790.000 membres, constitue le premier groupe des trois millions de citoyens de l'Union européenne installés outre-Manche. Au Royaume Uni, le polonais est la seconde langue parlée après l'anglais. Et la sagesse du connard de raciste : « Il y a un problème avec les gens de ce pays qui reçoivent des allocations familiales. La Pologne n’en donne pas à ses ressortissants et ils débarquent ici juste pour pouvoir en percevoir et renvoyer cet argent dans leur pays, ça ne va pas ».

    Ces mecs ont vraiment une poubelle dans la tête.

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  • Extrême droite : Nouvelle défaite – cinglante – en Suisse

    Cette baudruche qu’est l’extrême-droite continue de se dégonfler à vitesse grand V, et hier soir, ce sont les allumés de l’UDC – Union Démocratique du Centre, soit en Suisse l’équivalent du FN – qui se sont pris une splendide raclée. Un plébiscite pour l’état de droit.

    L’affaire, c’est le rejet d’une « votation » sur le thème fétiche de l’extrême-droite : l’expulsion des étrangers délinquants. En 2010, les Suisses avaient accepté à 52,9% une initiative de l’UDC demandant le renvoi des délinquants étrangers, mais problème : la Suisse doit respecter les principes fondateurs du droit et ses engagements internationaux, dont la Convention européenne des droits de l’homme. Aussi le Parlement suisse est actuellement en train de débattre d’une loi qui organise l'intervention d'un juge, chargé d’apprécier si la mesure est proportionnée. Quelle horreur : le droit européen et un juge pour s’opposer à la « volonté du peuple » ?  

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    « Vous êtes trahis par les politiciens », a  vitupéré l’UDC, qui a aussitôt soumis au vote populaire un nouveau texte prévoyant une interdiction automatique, sans aménagement possible, de tout étranger, ayant été condamné au cours des 10 dernières années pour une large liste d’infractions, incluant des infractions comme des «lésions corporelles simples ».

    Pendant la campagne, les boss de l’UDC, persuadés de gagner, se sont lâchés. Je cite l’excellent Yves Nidegger, un élu de Genève : « On vient d'importer en Europe un million de paires de couilles pleines et frustrées », alors protégeons nos filles. Remarquable analyse…

    Résultat des courses ? L’UDC se prend une raclée mémorable, avec un rejet du texte par 59 %. Un échec qui en annonce d’autres dans les mois à venir, sur la législation relative aux réfugiés, l’instauration d’un système dans lequel le droit interne prévaudrait sur le droit international, ou la dénonciation des accords bilatéraux avec l’Union européenne. Il y a du travail politique à faire, mais nos amis suisses s’en occupent !

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    De quoi faire une bonne bringue,… et on peut en tirer quelques enseignements.

    L’extrême-droite veut faire croire qu’elle est le peuple, alors qu’elle n’est que l’expression de la rancœur du peuple contre un personnel politique incompétent. Dès que les leaders politiques font le job, plus ou moins bien, le vote extrémiste dévisse. C’est ainsi. Il n’y a aucune adhésion populaire pour l’extrême-droite, cette punaise ringarde, réfractaire à tout ce qu’est la société. D’ailleurs, regardez comment marchent ces partis : deux ou trois leaders qu’on voit partout, et derrière, le vide sidéral. Oui, un parti d’extrême-droite, c’est une baudruche, nourrie au gaz. Rien de consistant. Leur fin est signée. Y a-t-il une seule personne en France pour penser que Marine Le Pen puisse être présidente ? Cette fille d’héritier qui n’arrive même pas à gérer correctement le patrimoine familial…

    Leur discours de haine ne mène à rien.  Arrêtons d’avoir peur de l’extrême-droite ! L’UDC était persuadée de gagner dans le contexte lourd marqué par la crise des réfugiés en Europe. Or, elle s’est cassé les dents sur les réalités, et ces réalités sont que (1) nous sommes tous des êtres humains, alors tu me fatigues ton racisme à la con, et que (2) 8 millions de Suisses ou 60 millions de Français n’ont d’avenir que s’ils s’arrangent avec 6 milliards d’étrangers. Tu piges ?

    L’arrivée des réfugiés en Europe – et ici, je n’aborde pas la question des motifs des réfugiés – posait les termes d’un devoir d’accueil auquel Merkel a magnifiquement su répondre en acceptant, en une semaine, un million de réfugiés – allez, disons-le, de Musulmans – en Allemagne. Une épreuve, mais lisons la presse, ça ne se passe pas si mal. Pour l’avenir, il faut trouver un accord avec la Turquie, ce qui relève de la haute diplomatie vu le contexte interne et international de la Turquie. Avec la Russie et les Etats-Unis qui veulent éreinter Erdogan, ça ne va pas simplifier les choses.

    Mais ce qui reste, et qui cisaille les UDC, FN et autres, c’est le geste de Merkel : en une décision, elle a détruit le mythe xénophobe. Le recul de l’extrême-droite ne doit rien à la Gauche paternaliste ou à ses filiales défraichies genre SOS-Racisme. L’acte décisif a été porté par la Droite allemande, qui au-delà des arguments juridiques, sociaux et économiques, a su mettre en avant l’impératif des valeurs chrétiennes, et c’est pas d’hier. C’aurait été bien d’entendre un musulman d’ampleur internationale parler des valeurs musulmanes, mais hélas, il n’y a personne au téléphone...

    Bon, on reparlera de tout ça. En attendant, je vais boire une bonne bière avec Angela.

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  • Le Canada abroge la loi sur la déchéance de nationalité

    Dans leur œuvre de destruction de la Gauche, Hollande et El Blanco piquent les idées les plus pourries des autres. Pour le droit du travail, le programme du Medef. Pour la déchéance de nationalité, la loi votée par l’ancien gouvernement conservateur du Canada, de Stephen Harper. Cette loi permettait de déchoir les Canadiens binationaux de leur nationalité canadienne s'ils étaient déclarés coupables de « terrorisme », une mesure destinée à « lutter contre la menace de terrorisme djihadiste »… Ça ne vous rappelle rien ?

    La grande gueule de service était Chris Alexander, Sinistre de l'Immigration : « Nous n'avons jamais hésité à appeler franchement le terrorisme djihadiste par son nom, c'est pourquoi nous adoptons des mesures pour lutter contre la menace de terrorisme djihadiste ». Ça ne vous rappelle rien ?

    Oui, mais voilà, Justin Trudeau a gagné les élections contre ces loosers avec un joli programme, et il l’applique. Avec l’excellent John McCallum à la manœuvre, ils viennent coup sur coup de rétablir les soins gratuits pour tous les réfugiés, et d’engager le processus pour abroger cette loi débile sur la déchéance de nationalité.

    Pour Justin Trudeau, « un Canadien, c'est un Canadien » et, quel que soit son crime, le système judiciaire saura répondre. Assumant le pouvoir d’Etat, il a rétabli dans sa nationalité canadienne la seule personne, actuellement emprisonnée, qui s'était vu retirer sa citoyenneté à l'automne dernier, en pleine campagne électorale.  Il s’agit de Zakaria Amara, condamné à perpétuité pour avoir planifié en 2006 des attentats à Toronto, et qui était destiné à être expulsé en Jordanie au terme de sa peine.

    La Droite est aussitôt partie s’empaler sur les bites molles de la dérive laxiste, alors que John McCallum a tenu le discours des vrais responsables : le Canada possède un système de justice pénale, des tribunaux, des prisons et des centres de détention appropriés pour ce genre de situation de criminalité. Et d’ajouter : « Quand des criminels ont servi leur peine en prison et doivent être relâchés, il est fréquent qu'ils puissent encore constituer une menace, et ils sont donc suivis par les autorités ». De plus, expulser de telles personnes ne les empêcherait pas de « commander à distance des attaques » sur le sol canadien ou d'« en commettre contre des Canadiens » à l'étranger.

    Des leaders politiques qui raisonnent logiquement, ça fait bizarre… On n’est plus habitué.

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