03/08/2010
La Réunion, une idée du bonheur
La Réunion, ça commence à la descente de l'avion : une lumière et un inoubliable parfum de nature dans l'air. Aussi, une seule solution : faites la bise aux amies et amis qui vous attendent, et allez vite louer une voiture pour partir sur des routes que même des sorcières ne pourraient imaginer.
Le lagon quand le soleil se lève,... et une heure plus tard vous voici au belvédère du Piton Maïdo, avec une végétation qui change aussi vite que la route monte. Admirez le cirque de Mafate, plus de 1000 mètres de dénivelé, et là vous êtes flingué par la douceur de l'air et des brumes enchantées qui s'installent. Redescendez et prenez la route du bord de mer, à l'apic de la montagne où vous étiez il n'y a même pas une heure, et qui vous menacerait si d'énormes filets de ferraille, accrochés aux parois, ne protégeaient pas cette route qui drague l'Océan Indien.
Soufflez un instant, vous voici à Saint-Denis, et une pause s'impose sur l'esplanade du Barachois, en bord de mer, avec ses antiques canons tournés vers le large. Tiens à propos de canons, les bars ne manquent pas... Mais ce n'est pas encore le moment.
En route vers le Sud, mais sur la côte Est, si différente de la côte Ouest. Ici, c'est l'Est qui a des airs de forêt tropicale, avec les champs de cannes à sucre, et un peu plus loin la plaine des Palmistes avec ses fougères arborescentes. Mais vous êtes malins, et vous avez trouvé les trois routes qui vous conduisent dans les trois grands cirques. On dirait les entrailles de l'ile : Mafate, Cilaos et Salazie. Et là, c'est l'enchantement pur et simple. Le cirque de Mafate... Mais vous étiez la-haut, il y a à peine trois heures, et vous voici dans le si tendre village de Hell-Bourg, et ses impensables maisons créoles cachées dans les fleurs...
Allez, il faut finir le tour. Alors ce sont à nouveau les jardins luxuriants du bord de mer,... avant que revienne l'envie de monter vers les hauteurs, pour découvrir un désert d'altitude avant d'arriver au Pic de la Fournaise, et au volcan, avec au loin le Piton des Neiges... enneigé ! Là, normalement, vous succombez. Pour les survivants, c'est une longue redescente, qui permet de retrouver le bord de mer, et pile au Sud, les énormes blocs de roche noire, tout droit venus des éruptions du volcan, qui se cassent dans le plus bleu des océans. Moi, je ne m'en suis jamais remis.
Pour survivre, il ne vous reste que le rhum arrangé, et un ami qui prend le volant pour vous ramener sous les envoûtantes lumières du soleil couchant vers la ville du bonheur... Saint-Gilles !
Demain, on fait la même, mais à pied, et direction le coeur de l'ile. Le Trou de Fer, comme une ile dans l'ile du paradis. Mais là, je ne suis pas sûr d'en revenir...
* * *
Au réveil, avec ça sous les yeux, qui voudrait bouger?
Et pourtant, suivez moi....











































22:01 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : la réunion
19/04/2010
Magnifique Islande
Le vol Paris - Reykjavik, c'est 3h 30, quand tout va bien, et que déjà, l'avion peut décoller. Sur place, un enchantement, car l'Islande, c'est Fa-Bu-Leux. De tout côté, et à chaque instant, on sent qu'on est sur une ile, et un ile éloignée. Mais cette ile c'est aussi, et de tout côté, des immensités. Dans Reykjavik, l'hiver, quand les nuits se prolongent, bars et pubs rivalisent pour vous faire connaître un autre monde. Et au petit matin, vous partez pour les grands espaces, avec une diversité inouïe des paysages. Alors aujourd'hui quelques photos, pour tous ceux qui ont découvert l'Islande, pour ceux qui y habitent et commencent à se poser des questions après le réveil du volcan Eyjafjallajökull, pour ceux qui galèrent dans les aéroports, et pour mon amie Régina, qui depuis son bureau du Conseil de l'Europe, veille au renforcement des droits des patients, dans la diversité des droits pratiqués en Europe.
Reykjavik...



*
































09:44 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : islande
26/03/2009
Police : Les quotas sont-ils légaux ?
Un quota, sinon rien. Sacré Sarko. Les flics accros au quota. Il suffit d’avoir deux copains flics, une bonne bouteille, et ils vous lâchent le morceau, tellement ils en ont ras-le-bol. Et MAM qui dément… Démentiel ?
C’est le magazine Auto-Plus qui publie d’intéressants documents, avec cette note du 15 janvier 2009 qui concerne Châlons-en-Champagne (Marne) : «Vu les
nécessités de décliner notamment des objectifs chiffrés en matière d’activité de voie publique et vu l’analyse des résultats obtenus en 2008, la présente note a pour objet de fixer les objectifs à atteindre en 2009 pour les brigades et unités spécialisées composant l’unité de sécurité de proximité».
« Vu les nécessités de décliner… » Déclinons, déclinons,… il en restera toujours quelque chose. C’est le mot moderne. Au lieu d’exécuter les ordres du chef, vous déclinez… Que du bonheur. Déclinons comme des fous, et déclinons pour de bon. Réfléchir est un exercice épuisant et redoutable, dont les effets sont incertains, et qu’il faut donc éviter.
« La présente note a pour objet de fixer les objectifs… ». Pas de quotas – quelle horreur ! – juste des objectifs déclinés. Bref, le flic n’agit pas en fonction des évolutions de la délinquance, mais en fonction de chiffres qui lui sont fixés.
Vient alors la feuille de route. Des chiffres tellement précis que le flic a intérêt de tenir le rythme s’il a quelques espoirs sur sa fiche de notation, ou son inscription au tableau d’avancement.
«Au cours de l’année 2009, chaque brigade de roulement de jour devra
« - réaliser a minima les objectifs suivants: procéder à 65 interpellations, hors IPM (ivresse publique manifeste,) et délits routiers.
« - constater 24 autres délits routiers (défaut de permis ou d’assurance, refus d’obtempérer…),
« - établir 230 T.A. (timbre-amende,) pour des infractions au Code de la route hors stationnement (non présentation des pièces administratives, non respect de la signalisation routière, défauts d’équipements…)
« - établir 400 T.A. pour les infractions type non respect de la signalisation
« - établir 150 T.A. pour les infractions relatives à un comportement dangereux, comme le non port de la ceinture ou l’usage du téléphone au volant
And so one… Pour la suite, allez vite chez votre kiosquier acheter Auto-Plus.
D’où cette question toute simple : Ces quotas sont-ils légaux ?
L’idée de quotas en matière pénale est a priori contraire aux fondamentaux. 
D’abord, les principes fondamentaux du droit pénal : la répression doit être conduite au niveau de ce qui est strictement nécessaire, ce qui légitime une approche humaine, et non par statistique. Les poursuites des infractions relèvent de l’action du procureur de la République, qui estime ce qu’il est le plus opportun de faire (Article 40 et 40-1 du Code de procédure pénale).
Ensuite, les principes fondamentaux de l’action administrative, qui reposent sur un examen circonstancié de l’adéquation des moyens en fonction des besoins. De plus, en privilégiant le chiffre, on encourage à la répression des infractions les plus faciles à identifier, et on éloigne la police de sa mission. De fait, elle ne choisit plus comme objectif les infractions les plus redoutables, mais les plus simples. Bref, ce n’est plus « assurer la sécurité des personnes », mais « faire du chiffre ». Détournement de pouvoir.
Donc, la décision administrative (préfectorale) organisant une action publique répressive par références à des quotas et non pas par des appréciations humaines est contraire aux principes.
Pour envisager des recours, il faudrait savoir si ces notes de services sont appliquées comme des objectifs incitatifs, ou si elles deviennent de véritables règles assorties de sanction, et là il faut distinguer la situation de l’usager et de l’agent.
Pour l’usager, la seule question est de savoir si l’infraction existe ou non. Le fait qu’il soit embarqué dans le quota ne change rien. La question reviendrait s’il apparaissait que la recherche de l’infraction facile remettait en cause les vrais objectifs, légaux, de sécurité. Une preuve difficile à apporter.
Pour les agents, la contestation est plus aisée. Notamment, les critères permettant de fixer la notation et l’avancement doivent être liés à la manière de servir, appréciée sur un plan individuel, et la référence à des critères statistiques ou gestionnaires interne au service permettrait d’obtenir l’annulation de la notation (Cour Administrative de Lyon, 28 juin 2005, N° 00LY02725). Donc mal noter un agent parce qu'il n'atteint pas ces objectifs est décision qui doit être annulée par le tribunal adminsitratif.

09:06 Publié dans Libertés, Voyage | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : police, quota, loi
13/03/2009
Escapade d’un détenu pour acheter des clopes !
La tête du gardien qui voit un détenu sur le mur d’enceinte, non pas entrain de s’évader, mais pour rentrer dans la prison ! Ce qui signifie, certes, que s’il essayait de rentrer, c’est qu’il s’était évadé… Mais il s’était évadé juste le temps de faire le plein de clopes.
Une histoire pas banale assurément, qui nous vient du comté de Camden, en Géorgie, dans le sud-est des Etats-Unis.
Harry Jackson, 25 ans, était détenu depuis quelque temps dans la prison du Comté, purgeant une peine pour trafic de cocaïne. Petit problème. Le shérif Tommy Gregory venait d'instituer une campagne antitabac sur la prison. D’où l’idée d’Harry Jackson d’aller faire le plein de clopes pour lui, et peut-être bien aussi parce qu’il était mis sous pression par d’autres détenus, comme il a commencé à l’expliquer. L’enquête fera le point mais en attendant il n’a pas de doute qu’Harry Jackson s’était fait la belle. Discrètement, dans la grande tradition, il a réussi samedi à forcer une des portes du terrain de sport, pour ensuite escalader le mur d'enceinte extérieur, et tchao les amis. La belle, la grande aventure, et les délices des retrouvailles avec la vraie vie ? Que néni ! Juste le temps de faire les courses, au supermarché du coin. Pour acheter 14 paquets de cigarettes. A un petit détail près : Harry Jackson n’avait pas une thune, et il a du les voler ces cigarettes.
A vrai dire, si le coup avait marché, l’alibi était imparable : « Je ne peux être le voleur, car j’étais détenu ! » Avouez qu’il faudrait être fortiche quand vous enquêtez sur un vol pour soupçonner une personne qui était détenu au moment de ce vol !
Et là, vous voyez que la police n’est pas reconnaissante. Elle avait l’occasion de se féliciter pour un succès remarquable : le détenu s’évade le matin, et il est récupéré l’après-midi. Pas de « plan Epervier », ni d’hélico, ni de brigades motorisées qui se répandent aux sorties de villes. Rachida en aurait rêvé... Pour arrêter le détenu évadé le matin, il suffisait d’attendre qu’il revienne l’après-midi.
Et bien, voyez-vous, le Shérif Tommy Gregory est un sans cœur. Il a annoncé une nouvelle inculpation pour évasion et vol. Mais à tout bien réfléchir, je me demande si ce n’est pas le détenu qui a été le plus malin : en rentrant seul à la prison, il a privé le Shérif d’engager des poursuites. Car des poursuites dans les couloirs de prison, c’est nul, chacun en convient.

00:16 Publié dans Loisirs, Sport, Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : prison, liberté
23/02/2009
Bruits de gamelles au PS
En politique, il y a gamelles et gamelles. Les premières se récupèrent les soirs de second tour, et ça arrive même aux meilleurs. Les secondes sont une attention de tous les jours : ce sont elles qui permettent de vivre.
Vous vous rappelez comme moi du fameux congrès de Reims, de l’annonce des recours en justice pour cause de victoire volée, du vieux parti indécrottable qui s’accrochait à une histoire révolue, de la dramatique division de l’équipe d’Aubry qui ne tiendrait pas trois mois, des déclarations fantastiques sur les vaillantes équipes ségolènistes qui allaient organiser dans toute la France les tissus participatifs porteurs de victoire pour 2012… Bref, la victoire volée d’une poignée de voix n’était que le dernier sursaut d’un vieux monde socialiste finissant. Des tenaces démontraient qu’il s’agissait d’une chute irréversible: en 2006, 60% de 82% ; en 2008, 29% de 55%. Une gamelle de premier ordre ? Non, non, c’était une victoire…
Quelques mois plus tard, le climat semble avoir un peu changé. Si je ne m’abuse. A la manœuvre, l’ami Vincent Peillon, qui manifestement a décidé d’arrêter de porter les valises de Ségo, et de jouer sa carte. Assez rigolo quand même.
Première opération. L’équipe Ségo vient prendre une petite place au chaud dans les instances du PS. Il y a trois mois, il fallait la direction du Parti, avec trémolos dans la voix pour cause de trahison historique. Aujourd’hui, on calcule les strapontins. Et oui, l’équipe étant déjà constituée, il faut trouver de nouveaux postes pour la petite dizaine d’arrivants. A Martine d’ouvrir sa boite à malices… Ajoutons que ce ne sont pas les poids lourds qui rejoignent la direction. Vincent Peillon commente : « Nous avons décidé de faire le rassemblement sans perturber le travail de cette direction ». Genre c’est purement décoratif. Si j’étais concerné, je serais tout de même un peu fâché.
Seconde opération, les européennes. Notre Vincent Peillon, l’un des plus absents des députés européens, entend bien conserver son siège, ce qui suppose de faire net et propre avec Martine. Genre cette fois-ci, rapport de forces loyal. Et oui. Loin des falbalas de la démocratie participative, Vincent Peillon organise son courant de main de fer. Début février, il marque ses distances avec Ségo pour son livre Femme debout, jugé « personnel » et « surprenant« . Il poursuit en se montrant clairement le boss, pour imposer sa candidature aux européennes, et on susurre qu’il serait l’un des deux porte-paroles de la campagne. On suivra éventuellement, si, avec l’accord de la direction, il ne prend pas la place d’un ségoléniste pur sucre. Les paris sont ouverts.
Aujourd’hui, il laisse fuiter dans L’Express, à l’occasion d’un article sur ses nobles ambitions, des confidences assassines : « En privé, confient ses interlocuteurs, Peillon n'a pas aujourd'hui de mots assez durs pour qualifier la Poitevine: au mieux, "irrationnelle" ou "imprévisible", au pire "demi-dingue" ou "folle". » Pour publier aussitôt un communiqué affirmant son amitié et sa fidélité à la présidente de la région Poitou-Charentes. Oui, celle-là même qui compte 22 points de retards sur Martine: 29% d’opinions favorables contre 51 à la maire de Lille.
On en sera où, dans quelques mois?

01:16 Publié dans Jeux, Loisirs, Shopping, Voyage | Lien permanent | Commentaires (83) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, européennes, congrès










